Les Cabinets des Cours font extrêmement fecrets ; & tout ce que nous pouvons pro- mettre , c’eft que nous ne hazarderons pas de conjeétures , aflurés que nos Correfpon- dans en matiere de Politique ne nous donne- ront que des nouvelles certaines, Munis de ces fecours , c’eft avec cÜnfiance que nous préfentons aujourd’hui ce Pro/peétus. Animés du defir le plus vif de plaire , nous pouvons répondre de notre zcle. Placés de plus dans une Ville que l’on peut regarder comme un point intermédiaire entre. les dif- férents Pays qui paroiffent devoir devenir le théâtre des événemens les plus intéreffans, nous avons trouvé cette pofition très-favora- ble à un pareil établiffement , & nous ofons nous flater que n’épargnant ni foins , ni dépen- {es , le Public honorera de fon approbation un Ouvrage que nous nous efforcerons de rendre digne de lui, & de contribuer à fon amufe- ment & à fon utilité. Tels font les motifs qui nous encourageront dans cette earriere. Nous avons cru qu’une feuille où fe trouveroient raffemblées les diffé- rentes découvertes qui fe font faites , foit pour connoître laricheffe des Mines qui abondent dans ces Pays ou ailleurs , foit pour pouvoir en facili- ter l’extraétion , la fufion , ou l’exploitation ; les progrès journaliers du Commerce, les encoura- gemens que les Puiffances lui donnent ; les efforts variés de l’efprit humain dans toutes les claffes ; enfin, les Nouvelles politiques & littéraires, ne pourroient manquer d’être agréables dans les di- verfes pofitions de chaque individu. Nous avons senfé que fi les unes faifoient quelquefois gémir &foupirer l’humanité , les autres ferviroient à la “00 dO Rap" er re, ——oo—0 mp — ter