DE TOUS LES CULTES. 51 n qui vit et tout ce qui respire ne voit quplune meme n lumiere, ne recoit et ne rend qulun mäme air, n de meme il nly a qulune äme , quoiqulelle se dis- n tribue en une inünile de corps organises; il nly a n qulune intelligence, quoiqulelle semble se parta- n ger. Ainsi la lumiere du soleil est une, quoiqulon n la voie dispersee sur les murailles, sur les mon- n tagnes , sur mille objets divers. n Il resulte de ces principes philosophiques que la matiere des corps particuliers se generalise en une matiere universelle dont se compose le corps du monde; que les ämes et les intelligences particu- lieres se generalisent en une äme et en une intel- ligence universelle, qui meuvent et regissent la masse immense de matiere dont est forme le corps du monde. Ainsi llunivers est un vaste corps mu par une aime , gouverne et conduit par une intelli- gence , qui ont la meme etendue et qui agissent dans toutes ses parties, clest-ä-dire, dans tout ce qui existe, puisqulil nlexiste rien hors llunivers, qui est llassemblage de toutes choses. Reciproque- ment, de meme que la matiere universelle se par-r tage en une foule innombrable de corps particuliers sous des formes variees, de meme la vie ou lläme universelle, ainsi que llintelligence, se divisant dans les corps, y prennent un caractere de vie et dlintelligence particuliere dans la multitude infinie de vases divers qui les recoiveqnt. Telle la masse immense des eaux, connue sous le nom dlOcean , v 6o