N* 93- Kassel, d e s «sg »»« » « —♦ )*»■■ ' Feuilleton WestphâlisHen Mittwoch den 20. Novemb. I8i I. oder Supplement Moniteurs. CAS SEL. SPECTACLES. . A N a x i ci a N dre. (Comédie) Les portes du théâtre s’ouvraient à peine, que la salle et les couloirs étaient remplis. L. L. M. M. sont arrivées à 7 heures, et les cris mille fois ré- pétés de Vive le Roî\ Vive ta Reine! ont retenti de toutes parts. Le spectacle de ce jour était une vraie fete de famille: le lever de la toile a inter ­ rompu pour .un moment ces témoignages d’amour, qui ont éclaté de nouveau à l’instant oùL.L.M.iNI. 5e sont retirées. Anaximandre est le début d’un poète que des occupations plus importantes ont détourné des routes du Parnasse. Le philosophe est amoureux de l’une de scs pupilles: sa barbe, son ton gron ­ deur épouvantent Aspasie. Anaximandre sacrifie aux Grâces, quitte la bure de Diogène pour la pourpre d’Aristippe, et revient adressera la jeune Athénienne les plus jolis madrigaux. Aspasie ne le reconnaît pas (supposition un peu forcée), et laisse entrevoir des sentimens assez tendres pour son tuteur. Anaximandre > transporté de joie, se découvre, et conduit sa pupille à l’autel. - Cette petite pièce n’a guércs d’autre mérite que celui du style, modèle de pureté et d’élégance: elle vaut mieux à la lecture qu’a la représentation. Coliignon joue d’une maniéré demi-tragique le rôle d’Anaximandre ; ses deux pupilles (Mies Deietre et Adeline ) sout assez jolies pour tourner la tete à tous les philosophes modernes. Alphonse est lan ­ goureux dans le rôle de Melidore. La pièce est écrite en vers pentamètres : ce vers, moins sévere que l’alexandrin, a une teinte de grâce et de molesse très convenable au sujet. L a D a n s 0 si a n i e. (Ballet) Gardel en dessinant ce joli ballet, 11’a rien cm- prunté à la mythologie, et les tableaux que lui a fourni 6on imagination u’en sont pas moins rians. Kassel. Schauspiele. An agimand er. (Lustspiel) Kaum waren die Thüren des Schauspielhauses er ­ öffnet als bereits Saal und Logen sich erfüllten. I.I. M. M. kamen um 7 Uhr an und der taufe»,dfach'wre- derholte Ruf: Es lebe der König, ee lebe die König in, wlederhallte von allen Seiten. Das Schauspiel dieses Tages war ein wahres Familienfest. Das Aufrollen des Vorhangs unterbrach auf einen Au ­ genblick diese Beweise von Liebe, welche sich wieder ­ holten, als Ihro Majestäten das Haus verließen. A nag imander ist der Erstling eines Dichters, den wichtigere Beschäftigungen von den Pfaden des Parnaffuö abgezogen haben. Der Philosoph ist in eins feiner Mündel verliebt; fei» Barr aber, sein mürrisches Wesen, schrecken Aspasien. Da opfert A nagt Man ­ der den Grazien, vertauscht Diogenes Kittel gegen den Purpur Aristtpps; er kommt zurück und richtet lieb ­ liche Madrigale an die junge Akheuienserin. Aspa- si a erkennt ihn nicht mehr(eine emwenig gezwungene Voraussetzung) und laßt nunmehr für ihren Vormund ziemlich zärtliche Gesinnungen blicken. Anagiman - der, außer sich vor Freuden, entdeckt sich und führt seine Mündel zum Altare. Dieses kleine Stück hat kein anderes Verdienst als den Styl; ein Muster von Reinheit und Eleganz ge ­ fällt es mehr beim Lesen, als bei der Aufführung. Eollignon spielt den Anagimander auf Haib tragi ­ sche Art. Seine beiden Mündel (Madem. Deletre und Madem. Adeline) sind reizend genug um allen neuern Philosophen dwKcpfc zu verrücken. Alp hott se ist schleppend tn der Rolle des Melidor. Das Stück ist in fünffüßigen Versen geschrieben. Minder streng als der Aiegaudriuer, hat der Pentame ­ ter eine Weichheit und Anmuth, die sehr zum Stücke paffen. Die Tanz sucht. (Ballet) Gardel hat, bei dcr Entwerfung dieses schönen Bal ­ lets, nichte aus der Mythologie entlehnt; die Gemä de, welche ihm seine Einbildung lüfcrle, sind darum nicht 207