Volltext: Almanach des dames (1810)

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Que te dirai-je , enfin à Mère, épouse sensible, 
Peut-être à tes vertus tout deviendroit possible ; 
Si vraiment tes désirs , et non un vain dépit, 
Vers cette paix obscure entraînoient ton esprit, 
Si le sort t'’imposoit ces lois que l’on doit suivre. 
Tu pourrois vivre aux champs, car le sage y peut vivre : 
Mais ne t’égare pas dans un monde idéal ; 
Aux hameaux, comme ailleurs , près du bien est le mal. 
N'y cherche même pas ces mœurs , cetie réserve , 
Ces vertus que, dit-on, l'ignorance y conserve : 
L'homme est homme partout ; le plaisir, l'intérêt , 
L’éguisme partout le guident en secret ; 
Et le manoir antique et la maison rurale 
Ont vu plus de dégoûts , de haine , de scandale 
Que la cité superbe où mille illusions 
Occupent tour à tour l'esprit, les passions, 
Où par de grands objets l’âme est sans cesse émue, 
Où tout charme à la fois la pensée et la vue , 
Et, disons-le , où le monde en polissant nos mœurs 
Nous rend plus indulgens et quelquefois meilleurs. 
Madame CONSTANCE DE S.
	        
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