Full text: Petites affiches de Cassel (Second Abonnement, No 1-152, 1784-1785)

Fe 
»y Ma contribution aux maux du-corps. Suivant 
5, la faifon , j'ai pâti plus ou moins y à pârtit 
») du front jufqu’au bout du talon. L’on plaint 
» fur fon grabat un vrai foldat, qui n’a jamais 
craint ni fufil, ni canon , quand il a fallu 
»» Courir aux coups. J'ai fuivi un fatal inftin&, 
»fans qu’on m'’ait jamais vu ni poltron , ni 
» fanfaron : l’on m'intituloit un bon luron, un 
» franc faraud. Un pur hazard m’a fait furgir 
5, au port ; mais fans bifcuit. Par fois on vit 
5» plus tard qu’on n’avoit eru : voilà mon cas 
» pofitif. Jamais craintif ; jamais foumis au 
» joug , j'ai voulu courir par-tout , pour n’of- 
», frir plus à la fin qu’un vagabond plaintif, qui 
n’a ici-bas ni maifon y ni ami, ni patron. 
» Nos bons compagnons font tous difparus. 
» Bacchus a fait tout mon favoir , l'Amour a 
» fait mon plaifir , Mars m’a inftruit pour un 
, combat : oublions qu’ils m’ont connu, Hardi 
» champion , batant ou batu, j'ai toujours 
,; dit ma chanfon ; j'aimois à dormir au bruit 
, d'un tambour. Au camp , nous chaffions aux 
,» houfards ; à la garnifon , l'on buvoit, on 
» danfoit , on jouoit du violon; nous lifions 
» dans nos loifirs l’Almanach Royal , ou 
 Noftradamus : voilà nos occupations , voilà 
tout mon favoir. J'ai combatu vingt ans 
» pour un bon , pour un grand Roi , qui m’a 
phourri quafi gratis. Vingt-cinq ducats par 
ME PEN —— 
Le A 
amas Cons cents
	        

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.