Full text: Correspondance inédite de Henri IV, roi de France et de Navarre, avec Maurice-Le-Savant, Landgrave de Hesse

CORRESPONDANCE 
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culières, lesquelles par nécessité doibvent eslre arrestées au 
premier jour, soient de telle nature, qu’elles ne dérogent à 
nostre debvoir, liberté, ordonnances de l’Empire, union des 
électeurs, contrats et aultres compromis héréditaires d’entre 
nous (lesquels nous ne pouvons ny debvons enfraindre, ainsy 
que la susdite minute du prince d’Anhalt m’asseure), que je 
ne seray pas seulement très prompt à entendre pour mon 
particulier à ceste tant nécessaire et requise Union, ains que 
je serviray tousjours de trompette très vigilante à tout le 
monde pour s’y ranger, et principalement à ceulx que je 
connoistray aymer leur salut et conservation du publicq. (1) 
(i) Pour pénétrer les desseins du Landgrave, touchant cet acte d’Union, nous 
avons consulté sa correspondance du même moisavec le prince d’Anhalt. Celui- 
ci, après avoir rappelé la grande estime que Henri IV faisait de la personne 
du Landgrave, exprime la crainte que le Roi, voyant son hésitation , n’en 
prenne prétexte pour se désister de la confédération ; il lui expose donc di 
verses raisons pour lever les scrupules qui sont ici manifestés. Quant aux 
contrats héréditaires, il lui remet sous les yeux l’exemple de son père Guil 
laume, qui, jugeant que ces traités n’interdisaient que les confédérations ten 
dantes à troubler la paix de l’Empire, s’était jadis uni avec l’électeur de Saxe 
et le Palatin Casimir; il ajoute que le Landgrave en entrant dans celte confé 
dération sans le consentement de ses parens, ne risquait de perdre qu’une 
assistance fort douteuse.— Quanta ses différends avec le duc de Brunswick et 
le Landgrave de Hesse-Darmstadt, il lui promet de le réconcilier avec ces 
princes à l’aide de l’électeur Falatin. — Touchant la participation des Etats 
des Provinces-Unies des Pays-Bas (desirée par le Roi de France), il déclare , 
que puisque leur union n’était qu’un <« Embryon, » il était lui-même d’avis 
qu’on devait se restreindre à leur fournir les secours nécessaires pour les 
empêcher de rentrer sous la domination espagnole (lettre datée de Dessau, le 
16 octobre). — Le Landgrave lui répond (le 26 octobre), « qu’il n’avoit pas 
besoin des éperons à lui donnés pour entrer dans cette confédération, mais
	        

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