Full text: Casselische Polizey- und Commerzien-Zeitung (1813)

I euiileton 
d e S Westphàl ischen 
Màoch den 6. Ianriar igiz. 
«»N Supplément 
Moniteurs. 
SPECTACLE ou 30 DacxaiaxE 18I2. 
LE DISTRAIT, corne die, et L'AVIS 
AU PUBLIC, opéra. 
Le caractère «la Distrait, naturellement froid, 
répand aur l'action une aorte 1« langueur, qu'il 
était difficile de prévenir. Si cette pièce » est 
soutenue a la acene au rang de noa rutilleurea 
comédies depuia la premier e représentation .cu 
i6y?. ce succès eat entièrement du aux carac 
tère» accessoires; c est dana cette partie de l'ou 
vrage qu'il faut cherches et admirer le talent 
du poète*. Le caractère principal avait été tracé 
par La ilruyere; tout l'art constatait a le mettre 
en action, et Aegnard a eu la gloire rPattachrr 
et d amuser, malgré le vice de »on sujet. Mais 
c'cat une gloire qu'il partagera toujours avec 
Ica acteurs De toutes Ica oonues pièces qui 
noua restent de lui » c'c»l Celle dont la gai te â 
le plus grand bc««ui d'être ciicQM animée p r 
leur jeu. 
Il aérait difficile de dire qu'il# lui ayent rendu 
de grand» servie»» dans la derniers représentation 
qui a eu lieu a Las«cl. Collignoti. chargé du 
idle principal, aurait pu y mettre plu« de pi- 
quant, en donnant a sa physionomie et a »on 
action plu» de mouvraient et dé vivacité Son 
extérieur annonçait un homme profondément 
occupe, et l'on pouvoil ne le croire distrait que 
par cette Seule raison. Or, quand même il ne 
aerrit pas démontré que les distraction» résultent 
eaacnticllcmen» d'une aorte de détordreei de pétu 
lance dan» la succession des idées et d un oubli 
momentané des convenances morale» qui se pro 
duit en« toujours plu» ou moins au dehors, n'est 
U pas vraisemblable qu'un jeune seigneur amou 
reux, fait su ion et aux maniéré» légère du 
gmud monde, plu» occupé de frivolité» que d ob 
jets importai»», donnera même a ses distraction» 
une teinte de grâce et dvtourdcric. dont l’effet 
sera de le, rendre encore plus comique»? Telle 
es« d'ailleurs la nuance la plus sensible entre le 
distrait et l'homme aliène, que l’un se livre a des 
écarts burlesques, dont il ni souvent le premier, 
tandis que l'autre fan des folie s d’un 4» triste et 
f MarkirTléi 1 
9\b \eih'k Oit 
rtakt kaTrl 
î an»v»«» wi'o,aea 1 
••vieux. Celui-là noua divertit ; mais celui. d 
n'excite tout au plus en noua qu'un sentiment do 
compassion. 
Les rdlci du valet et de la soubrette ont été trèo 
bien Joues. M** Aumerdoune du prix aux moin 
dres choses; quant a Uoutdats, s'il avait autant 
de mesure que de talent, ce se voit un acteur ac 
compli. Alphonse prenant apparemment la pièce 
pour une parodie, »'est constamment mépris sur 
l'esprit de son rôle. Débit, geste», pirouettes, 
glissades, gambades, tout s été par lut impitoya 
blement mis en oeuvre pour le dénaturer. J) 
»est pas jusqu'à la couleur de son habit et à 
la maniéré de le porter, qui ne présentât 
un personnage ou déguisement de bal masqué. 
Pi ou» voulons bien croire aussi que sa mémoire 
lut est rebelle, niais le public en doit-il souffrir, 
et n'ést il pas tenu par son état de réussir a la 
vaincre? 
L’Avis au public, pièce agréable, dont le mérito 
constate dan» une suite de méprises asscx bien 
combinée», a été représentée avec beaucoup de 
SUCCES, tous les scieur» étaient 4 leur place, 
Pierson surtout y a fait un très grand plaisir. Qui 
conque a vu le» grandes villes et particulièrement 
Parts, se rappelle d*y avoir rencontré maint indi 
vidu de I espece de Mr. Koch, être» toujours oc 
cupes sans affaires, esclaves du plan d'inutilité 
qu'il se sont fait et poursuivant de, chimère» avec 
tonte l'ardeur qu'inspirent les objets de la plus 
haute importance Le jeu de Pi r»on s rassemblé 
tous ee» irait» et l'on ne peut donner trop d'eloges 
su soin que cet acteur apporte s tou» se» rôles. 
Théodore s reçu des applaudissements mérités, 
cependant il a paru e'ecarter de» bienséances et du 
vrai dans la aceue du travestissement. L'anglais peut 
avoir a nos yeux un air gauche dans quelque» cir 
constance», mais la niaiserie lui est tout-¿-fait 
étrangère. Elle répugné à se» lumière» et à la 
gravite de son humeur. Laissons lui donc le 
triste pLuir de nous calomnier dans ses fiuirt - 
saurs/!. Mais qu't) reste toujours, comme dans 
tampUus é Burma «*, en possession d'un rôle 
estimable sur notre théâtre, qui fut de tout tenu 
celui de la décru ce et du bon goût: ce sont 1er 
seule» représailles qui conviennent s des rivaux 
généreux. . C
	        
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