Full text: Casselische Polizey- und Commerzien-Zeitung (1813)

t 
N° 19 
d e s 
Feuilleton 
Westphäl ischrn 
i 
Sonnabend den 6 . Marz i 8 iz. 
od« Supplement 
. 
Moniteurs. 
'THEATRE ROYAL. 
' SP EC TAC LE du Mercredy Z Mars i 8 » 3 - 
Les deux Paravents , opéra ; Musique .de 
Boieldieu. 
Nous avons eu dans cette soirée la double satisfaction 
d’entendre deux jolis opéras et de revoir après une longue 
absence deux actrices désirées. -C’est une abondante de 
biens à laquelle il serait peut-être flcheuX dp s’acoutumer. 
l’expérience nous ayant appris que l’intérêt du public n’est 
que secondaire et ne passe qu’apres celui ues acteurs.; Il 
n’est pas d’usage ici d’apprendre oà de remettre des pièces 
qui exigent quel quiétude, à moins qu’il n’y ait une fête, 
un début ou une rentrée. On nous traite à peft près comme 
un avare orgueilleux traite sa famille, lorsque forcé de 
recevoir na hôte distingué, H lui a donné un repas 
splendide et coûteux; les restes en sont réchauffés et ser 
vis , <usqu’à ce que- le dégoût les repousse. 
.La rentrée de Madame Délys a été des plus .brillantes. 
Elle a reçu les applaudtssemens que Ton donné'û un talent 
connu , mais dont on n’aurait pas. encore joui, et ils ont re 
doublé dès qu’on s’est appeau en l'entendant..que le char 
pie de sa voix et de sa méthode n’avaient rien perdu au 
sein dp repos. Les deux paravents ou -rien de trop, quelle 
avait choisis, rToffrént. pâs trttit l’fruérût dont l’opéra-comi 
que même est susceptible. C’est une bluette, dont le fomis 
est puisé dans les moeurs d’une classe très circonscrite dS 
la société. De nouveaux époux épris l’un de l’autre et 
persuadés qu’ils peuvent se suffire, forment la résolution 
bizarre de se décober aüx réunions et aux plaisirs de la 
capitale. Us obtiennent d'un oncle la permission de se reti 
rer au coeur de l’hyver dans un de ses châteaux. Cet 
oncle y consent, bien sûr que leur séjour n’y sera pas de 
longue durée; et pour diminuer autant qu’il lui est possible 
leur dose d’agrémens, il engage Comtois , leur seul domes 
tique, â jouer avec eux la simplicité. Cependant il va lui 
même au bout de quelques jours à son diateau et les fait 
.avertir séparément de sa présence. Dès ce rtioment, ils 
brûlent de lui avouer ce qu’ils n’osent s’avouer l’un à l’au 
tre, que l’ennui les accable et que sans un peu de honte, 
ils retourneraient sur le champ À Paris. Celui-ci feint de 
ne pas les comprendre. Knfin forcés de soutenir leur per 
sonnage, ils imaginent de se séparer au moyen de deux 
paravents et supposait qu’ils sont A mille lieues l’un dé l’au 
tre . ils s’écrivent. Mais l’oficle met fin à cette petite co 
médie, en leur jettant à chacun unp lettre par dessus les 
paravents. Evelina est imitée à une fête et Léon nommé 
à un emploi considérable, et tous deux apprennent de leur 
oncle que le moyen 3e ne pas émousser l’attrait dés plai 
sirs est de n’en jouir qu’avec modération et surtout de me 
ner une vie active en se rendant utile à la société. 
La musique de cet opéra fait honneur au talent aimable de 
Boieldieu. Mde.Delys l’a chantée avec une grande perfection. 
Son chant toujours soutenu se distingue par la justesse 
.et la .pureté des sons^ ;t£lle sait en , bannir les» oniemens 
ambitieux et ce luxe ridicule de roulades toujours rebu 
tantes quand elles n’ajoutent pas à l’expression ; en« un 
mot. elle ne cherche pas à mieux faire que le compositeur. 
Le duo d’Evelina ét de Léon a été particulièrement bien 
,exécuté, et nous ferons cottïpliinent à Chbdoir pour la belle 
qualité de sou qu’il a fait, entendre dans les couplets qu’il 
a chantés, quoiqu’il ,q’ait pas été applaudi, -, . 
La jennrlPïude, opéra. Musique de 
. .. «v.:;. x Dalayrac. 
Lucrèce, jeune veuve, prude -par orgueil ou par tempé 
rament, stère de sa vertu, èt • supérieure à ce qu’elle croit, 
à toutes les atteintes de Panvour., contrarie les inclinations 
de sa pupille, et juge sans ménagement toutes les femmes 
de sa connaissance. Par malheur elle n’épargne pas même 
son amie, Madame de Verneuill Celle-ci, que d’autres fem 
mes ont pris le soir charitable d’en instruire » fait sans ba- 
lançer son plan de ^«ngeance Proliant de sa ressemblance 
avéc un frère qu’elle a, elle prend des "habits d'homme, 
s’introduit de nuit dans Papp-rioment de Lucrèce, se Jette 
à ses pieds, soupire, pleure et fait, si-bien qu’elle eu arra 
che un tendre av.c-u , Lui fait accepter yn iiulet et !s déter 
mine même a lui donner un aûsneaA.. Cé^ewdarli . i 
devenue sensible, »’oublie pais de dortl&rvUr seto-svTsq'ie; 
este force le - Jeune homme de fr’éloigner t tLLtzluj>?i a -feit- 
versé,1'édiélle. qui l’a aidé à s’introduire et la jeque pende 
en est déjà réduite à inventer pue fable pour dérober son 
secret à.sa suivante, qu’elle a chargée.du soin <ïe çaruer 
les clefs de sa maison. Mais Mde.-de Vemeilil «revenant 
f [uelques momens après daiis les* habits de son sèxe, fait 
aire un si grand brrrft i la porte, que toute la société 
accourt et devient témoin d’un dqjipuement qui tourne à 
la confusion de Lucrèce.et au profit d'Llise. s» pupille. 
t Vtte jolie pièce a été en généra,l r.assaiîlèniént jouée. 
Mais il nous semble que Mde. ThébtiZre nV pas -été- ap 
plaudie comme elle le méritait. Cette froideur contraste 
avec l’accueil qui lui avtit été fait à son entrée, et nous le 
dissimulons d’autant moins, que si lqs applaudissement 
n’étaient pas quelque so s le prix de son talent, ils seraient 
toujours la juste récompense de sou zèle infatigable. 
C. 11 
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