Full text: Casselische Polizey- und Commerzien-Zeitung (1812)

Kassel, 
tt°z. 
Feuilleton 
des Westphal ischeu 
Mittwoch den 8. Januar igir, 
- » > I ,, ,, , ftmmmrnm 
oder Supplement 
Moniteurs. 
* 
C A S S E L. 
SPECTACLES. 
Moliere avec SES amis. (Comédie) 
Si l’on expliquait le sujet de cette pièce à un sec 
tateur de Mahomet, il y puiserait un nouveau mo 
tif d’applaudir au précepte du prophète, qui in 
terdit aux fidèles musulmans, l’usage d’une liqueur 
traitresse, si propre à troubler la raison des sages. 
11 n’eat pas très édifiant de voir cinq personnages 
célébrés former, à la suite d’un souper, le projet 
d’aller se jeter dans la riviere. Que les amis de 
Moliere se soient enivrés, la chose est assez pro 
bable: chez Chapelle et Lulli, c’était péché d’ha 
bitude; Boileau même oubliait parfois le mot de 
Plutarque, et ne tempérait pas toujours les ardeurs 
de Bacchus par le commerce des Nymphes. Il lui ar 
riva un jour de laisser sa raison au fond d’une 
bouteille, en faisant la satyre de l’intempérance. 
Au reste que le trait de la vie de Moliere, mis au 
théâtre par Mr Andrieux, soit réel ou controuvé, 
l’auteur »’en est heureusement servi pour faite une 
comédie agréable et d’un intérit doux, quoique 
deniiée entièrement d’intrigue. 11 a groupé 
adroitement autour du premier comique français, 
les amis qui parcouraient comme lui la noble car 
rière des lettres et des arts. Ces personnages se 
condaires sont tels que nous les connaissons; La 
fontaine, distrait: Boileau, caustique: Mignard, 
sérieux: Chapelle, gai: Lulli, bouffon. Il n’a 
pas oublié les deux femmes dont le nom est atta 
ché à celui de Moliere: cette bonne Laforét qu’il 
consultait, dit on , sur ses ouvrages, quoiqu’elle 
fût, ce semble, plus en état d’apprécier Pourceau- 
gnac que Tartuffe ou le Mysanthrope; et cette 
Isabelle, trop coquette pour le repos, trop jolie , 
pour la santé de son époux. Thalie accuse l’amour 
d’avoir abrégé les jours de son favori, les arts re 
prochent à ce Dieu la mort prématurée de Raphaël : 
une ingénieuse allégorie place un serpent véni- 
meux au fond de la coupe de la volupté, c’est 
rappeler aux mortels combien il ,est dangereux de 
l’épuiser. 
Quelques traits du rôle de Lulli peuvent paraî 
tre exagérés ; on s'étonne peut-être de voir un secré- 
Kassel. 
Schauspiele. 
Moliere unter seinen Freunde«, (Lustspiel) 
Wenn man den Inhalt dieses Stücks einem Anhäns 
ger des Islam erklärte, so würde er darin einen neue» 
Anlaß finden die Vorschrift des Propheten zu verehre» 
die allen Gläubigen Moolemtm den Genuß jenes sali 
schen, der Vernunft des Weisesten so gefährlichen Ges 
tränke verbietet. Erbaulich ist es eben nicht anzusehen, 
wie fünf berühmte Männer, nach einem Abendessen 
den Vorsah fassen, sich sammt und sonders zu ersäufen. 
Daß sid) Mokiere's Freunde betrunken haben, ist 
aber ein ziemlich wahrscheinliches Ding; bei C h a p e l l e 
und Lulli war es eine Gewohnheitssünde; Botlea» 
sogar vergaß oft Plutarchs Wahlspruch, und d ä m p ft t 
nicht immer das bacchischeFeuer durch das 
Bad der Nymphen. Ja einst geschah es ihm, 
daß er, eben die Unmaßigkett geisselend, seine Vers 
nuuft auf dem Boden einer Flasche ließ. Jener Zug > 
aus Möllere’e Leben sey nun übrigens wahr oder 
nicht, Andrieux har darin den Grund zu einem anges 
nehmen interessanten Lustspiel geschöpft, obgleich es 
darin durchaus an Intrigue fehlt. Der Verfasser hat 
recht geschickt die Freunde des ersten Lustspieldichtcrs 
von Frankreich, welche wie er die edle Bahn der 
Künste und Wissenschaften betreten hatten, um ihn 
gruppirt. Diese sekonväreu Petsonen treten so auf 
wie wir sie kennen; La fon tat ne zerstreut; Boilea» 
beissend, Mignard ernsthaft, CHapeile lustig, 
Lullt närrisch. Auch die beiden Weiber sind nicht 
vergessen worden, deren Namen mit Moliere'ö Name» 
in Verbindung stehen; jene gute Laforet nämlich, welche 
er, wie man sagt, über seine Werke zu Rathe zog, obs 
gleich es uns scheint, als ob sie eher Pourceaugnac 
zu würdigen verstanden hat, als Tartüffe und De» 
Menschenfeind, — und jene Isabelle, die für Moltes 
re'sRuhezu kokett, für seine Gesundheit zu schön war. 
Thalia klagt die Liebe an, daß sie das Leben ihres 
Günstlings gekürzt habe; so werfen ihr auch die Künste 
Raphaele frühen Tod vor; ein deutungsvollee Sinn 
bild verbirgt eine giftige Schlange in dem Boden des 
Wollustkelches und malt so den Sterblichen die Gefahr 
ihn zu leeren. Einige Züge aus Lülit's Rolle möge» 
wohlnbertrikben scheinen; man erstaunt, einen Eclrerär
	        

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