Full text: Casselische Polizey- und Commerzien-Zeitung (1813)

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de la vieillesse et découvre un visage plein de grâce et de 
fraicheur, Zélica jette un cri d’etonnement qui confésse sa 
défaite. Usbeck transporté de joie, se croit au comble du 
bonheur; mais on n’a pas oublié le serment d’Aladin; tout 
etranger furtivement introduit dans les jardins doit subir la 
mort; son arrêt est d’avance irrévocablement prononcé, les 
combats de l’amour et de la fierté déchirent le coeur de 
Zélica, mais elle ne peut encore se résoudre à avouer 
qu’Usbeck est son vainqueur; elle le voit charger de chaî 
nes, et on l’emmène, avec Tacmas ; Zerbine se jette aux 
pieds de sa maîtresse qu’elle implore pour son père; et 
tout à coup un bruit lugubre de timbalier se fait entendre, 
c’est l’annonce du fatal sacrifice et le dernier coup porté 
à ce coeur trop longtems insensible. Zélica succombe à 
tant d’attaques , et tombe évanouie dans les bras de ses 
femmes. 
Le théâtre change et laisse voir un bûcher et tous les ap 
prêts du sacrifice; on amène les victimes; Usbeck dont la 
raison n’est pas encore calmée, croit voir l’autel et les 
Flambeaux, d’hymen, il entonne un chant de gloire et de 
bonheur au moment ou le glaive est prêt à le frapper; mais 
enfin l’amour a triomphé dans le coeur de Zélica; revenue 
à ell« même elle traverse la foule eV s’élance éperdue pour 
sauver les victimes, elle déclare qu’elle accepte le persan 
pour époux, aloire le grand prêtre annonce que Brama est 
satisfait et que le charme est détruit. 
Usbeck retrouve sa raison, et l’arrivée des ambassadeurs 
de son père, en révélant sa naissance et le secrèt de son 
dépuisement, ajoute encore à la pompe de cette dernière 
scène. 
Nous prévenons que cette analyse, sur laquelle nous nous 
sommes un peu étendu, n’est pas le entièrement conforme 
à la représentation, mais nous avons suivi la marche du 
poème dont le manuscrit nous a été confié, i’eloignement 
du poète ne lui ayant par permis de s’entendre avec le 
compositeur pour quelques corrections qui ont paru necessai 
res, une main étrangère à fait à la pièce des coupures peu 
avantageuses; et nous avons taché de rendré à l’Ouvrage 
d’un auteur connu par des productions agréables, là por 
tion d’estime que des changements trop précipités ont pu 
lui faire perdre dans l’esprit des connaisseurs. 
Ce que nous avons dit suffit pour faire voir que ce sujet, 
tiré des coûtes orientaux, qui ont fourniê à la scène tant 
d’ouvages piquants et ingénieux, ne manque par d’interet 
et doit être favorable à la musique ; c'est le triomphe de 
l’art d’Orphée sur l’insensibilité d’qu coeur plus difficile à 
amollir que les lions et les ours doht l’amant d’Euridice 
avait se domptas le naturel sauvage. L’action n’est pas mal 
conduite, la marche du dernier acte surtout est très drama 
tique, et le denoùment était susceptible au moyen de quel 
ques corrections bien ménagées, de produire beaucoup d’ef 
fet (nous parlons toujours de la pièce telle qne l’auteur l’a 
composée. ) 
La musique ajoutera sans doute à la réputation que Mr. 
Blangini s’est acquise comme compositeur; elle offre des 
motifs de chant agréables et ingénieux des choeurs et des 
morceaux d’ensemble d’une belle facturé et d’un effet dra 
matique. On a cru y trouver quelques réminiscences ; mais, 
nous le demandons à ceux qui ont les connoissances néces 
saires pour en juger, quelle est la grande composition, mu 
sicale où rien ne rappelle des compositions précédentes ; ou 
tout est neuf, original? L’originalité n’appartient qu’aux 
plus grands génies, et même chez eux elle n’est jamais 
continue, les procédés de l’art ne sont par tellement variés 
que le talent même le plus heureusement inspiré puisse 
donner à tous ses motifs cette fraîcheur, cette fleur de 
nouveauté, qui dans tous les arts sont de véritables bonnes 
fortunes. 
Les ballets sont bien déssinés; les danses sont en géné 
ral nobles et gracieuses à l’exeption d’un pas de Nègres 
qui portent un tambourin sur les épaules ; il a semblé plus 
bizarre qu’agréable, et surtout déplacé dans cette pièce. 
La décoration du premier acte, qui était neuve, a paru 
fraîche et jolie, au total cette pièce qui offrait de la pompe 
et du spectacle convenait à la solemnicé du jour, pour lequel 
elle était destinée. 
Nous n’avons presque donné que des éloges, cependant 
sans être trop sévére , nous aurions per faire ici unr petite 
place à la critique, mais nous aurons bientôt l’occasion de 
revenir sur cet ouvrage et nous pourrons entrer dans quel 
ques détails sur les beautés et les défauts) du poè 
me, de la musique et des ba'lets ; nous parieron en même 
tems du jeu des acteurs. Aujourd’hui nous nous bornons a 
dire que chancun a fait de son mieux et que malgré des in 
dispositions et l’embarras d’une première représentation, la 
piece a été assez bien joué«. 
Bekanntmachung. 
Das königliche Dekret vom Zl. Juli igiZ, welches 
verschiedene die Beförderung der Circularion der in 
Gemäsheit des königlichen Dekrets vom i6ten Ottos 
der i 80 y ausgeprägten io und 20 Ceuttmenstücke be 
zweckende Bestimmungen erhält, setzt im Wesentlichen 
folgendes fest: 
1) Ist vom Tage der Bekanntmachung des erwähn 
ten königlichen Dekrets (vom Ziten Juli des laufenden 
Jahrs) an, der öffentliche Schatz ermächtiget, bet 
allen seinen Zahlungen von 100 bis Z00 Franken statt 
des durch das königlich Dekret vom n'. December ign 
bewilligten Einen Prvcentö I§, und bei allen Zoo 
Franks übersteigenden Summen, anstatt der bisher - 
nachgelassenen zwei Prozent nunmehr drei Prozent nach 
seiner Wahl entweder in Billón oder in Kupfermünzen 
zu bezahlen. 
2) Stebt es jedem frei. 
3. die unter 32 Centimen betragenden Summen, 
b. die Brüche von Franken, welche nicht mit 
Cours habenden Couventions zwei gute Ero, 
schenstücken berichtigt werden können , in Bil 
lón oder Kupfer » Münze zu berichtigen. 
Ausserdem wird es dem Steuerpstichtigen gestattet, 
bei allen Steuern, insofern ihre betreffende Quote 
fünf Franken und darüber beträgt, unter der Bedin 
gung jedoch, daß diese 2 Prozent von Franken in lo 
und 20 Cenrimenstücken bezahlt werden. 
3) Sollen die fremden Eingutegroschenstücke, so ' 
wie alle Billón t und Kupfermünzen, welche der 2te 
Art. des Dekrete vom n. December 1811 verbietet 
und die nach dem i. Oktober noch circuliren, zum besten 
des Staatsschatzes confiezirt werden. 
Dem Denunzianten wird die Hälfte des Werths 
der confiscirten Summen bewilliget. 
4 . Sind die durch die königlichen Dekrete vom i6. 
Oktober 1809, u. December 18U und i 5 Februar 
I 8 i 3 über den Gebrauch des Billone-. und Kupfergel 
des , soweit sie den angeführten Bestimmungen nicht 
entgegen laufen, beibehalten. 
Da nun die Kenntniß dieser gesetzlichen Bestimmun 
gen für das Publikum von Wichtigkeit ist, fv werden
	        

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