Full text: Casselische Polizey- und Commerzien-Zeitung (1811)

N*8W 
Mittwoch den 9. Oktober i8u. 
Kassel, 
Feuilleton 
d e s Westph à l i sch e n 
oder Supplement 
Moniteurs. 
CASSEL. 
SPECTACLES. 
Kassel. 
Schauspiele. 
Françoise de Fo i-x. (Opéra) 
L’auteur de ce joli opéra à travaillé longtems 
pour le Vaudeville dont Aime Belmont faisait les 
délices: l’actrice déserta ce tliéatrî pour celui de 
l’Opéra-Comique, et elle fut suivie par Mr. Du- 
paty. Un astre, en décrivant son orbite, n’en-, 
traine-t-il pas dans sa sphère d’activité le satellite 
qui lui est soumis? Si nous avions à nos ordres 
ce Diable boittux qui découvrait si bien le secret 
des choses, il nous serait peut être possible d’ap 
prendre à dos lecteurs quel fut le but de l’auteur, 
en dessinant avec tant de complaisance ce carac 
tère de Françoise de Foix. Une leçon de fidélité 
se voilait-elle sous une ingénieuse allégorie ? L'au 
teur, (l’amour est facile à s’alarmer) voulait-il 
prémunir sa jeune amie contre les faux pas dont 
elle- était menacée sur le terrain glissant du théâ 
tre? Quoiqu’il en soit, convenons que la leçon 
ne pouvait être plus aimable, et qu’elle méritait 
de réussir. 
François /, ce roi brave et galant, célébré par 
des fêtes ses dernières victoires: (il ignore que son 
mauvais géuie l’attend sous les murs de Favie). 
Une cour sans femmes serait un printems sans 
roses: toutes les belles du Royaume ont èié invi 
tées: une seule manque à cette réunion, c’est la 
comtesse de Chatcaubriant. Son mari lui a né 
anmoins écrit, par ordre du roi, des lettres très 
pressantes, maislerusé courtisanestconvenuavec 
«lie avant son départ, qu’elle n’ajouterait foi a ce 
qu’il lui écrirait, que lorsqu’il lui enverrait son 
anneau. Un fripon de page découvre le mystère 
et dérobe le talisman. Le roi propose au comie 
une dernière tentative, glisse la bague dans la dé 
pêche, et Françoise de Foix arrive. 
Il est aisé do se figurer la surprise de la jeune 
châtelaine, transportée comme par enchantement, 
de son triste manoir au milieu des prestiges d’une 
cour brillante. Le roi fait jouer tous les ressorts 
de la séduction, mais la naïve comtesse prèle à 
l’amitié les empressemens de l’amour. Son époux 
* Franziska von Foix. (Oper) 
, Der Verfasser dieser schönen Oper hatte lange Zeit 
für das Vaudeville gearbeitet, dessen Zierde Mad. 
Belmont war. Die Aktrice ging von diesem Thea/ 
tcr zur Opera, Comique über; auch dahin folgte ihr 
Herr Düpaty. Zieht nicht ein wandelndes Gcstir» 
seine unterwürfigen Satelliten, in seine Lcbenssphäre 
hinein? Stande jener lahmeTeufel uns zu Gebote, 
der die geheimsten Dinge so gut auszuspähen wüste, 
wir könnten vielleicht unsern Leser» sagen, welches der 
Zweck des Verfassers war, als nrmit so vieler Gesäl, 
ligkcit diesen Karaktcr Franziekene von Foix zeichnete. 
War es etwa eine Erinnerung zur Treue unter einer 
sn.nrcichen Anspielung verhüllt ? Wollte der Verfasser — 
wie besorgt ist nicht die Liebe? — seine junge Freun, 
din etwa gegen die Fehltritte schützen, die ans dem 
schlüpfrigen Terrain der Bühne ihr drohten? Dem sey 
nun wie ihm wolle, die Lehre konnte nicht reizender 
seyn; sie verdiente wohl ihren Zweck bewirkt zu 
haben. 
Franz der Erste, dieser tapfre und galante König, 
feiert durch Feste seine letzten Siege; er wüste nicht 
daß sein böser Genius ihn unter den Mauern von Pa, 
via erwartete; aber ein Hof ohne Weiber wäre ein 
Frühling ohne Rosen. Alle Schönen des Königreichs 
werden eingeladen; eine einzige fehlt; es ist die Gräfin 
von Chaieaubriarit. Und doch hat ihr Mann, auf 
Befehl des Königs, und zwar recht dringend, an sie 
geschrieben. Der listige Hofmann hatte aber mtt seiner 
Gattin vor seiner Abreise verabredet, daß sie dem, 
was er ihr schreiben würde, nur dann Glauben bei, 
messen solle, wenn er ihr seinen Ring schicken würde. 
Ein schelmischer Edelknabe entdeckt das 'Geheimniß, 
entwendet den Talismann. Der Kdnig schlägt dem 
Grafen einen letzten Versuch vor, steckt den Ring in 
die Depesche und Frwnziska von Foix eilt herbei. 
Man stellt sich leicht das Erstaunen der jungen Edel, 
fcau vor, welche durch Zauberei gleichsam aus ihrem 
traurigen Landschioß, mitten in den Sinneutaumel ei, 
nes glänzenden Hofes versetzt ist. Der König setzt 
alle Triebfedern der Verführung in Thätigkrit, die 
I nüiveGräsin aber, nimmt alle Aufmerksamkeiten der Liebe 
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